Les équipes intervenant en santé au travail sont composées de :
  • 3 ergonomes
  • 1 toxicologue
  • 1 psychologue du travail
  • 1 technicien en métrologie
  • 1 assistante – formatrice SST
  • 5 formateurs SST
Le médecin du travail
Le médecin du travail a un rôle exclusivement préventif qui consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail.
La spécificité de l’exercice de la médecine du travail est fondée sur l’expertise à porter un diagnostic sur le lien entre santé et travail.
Les actions de prévention
  • prévention  primaire :  repérage a priori des risques pour leur prévention en amont (devoir d’information des acteurs de l’entreprise  et conseils pour améliorer les conditions de travail auprès de l’employeur),
  • prévention secondaire : repérage des effets sur la santé, dépistage précoce permettant de limiter la gravité de l’altération de la santé,
  • prévention tertiaire : traitement de la situation, prescription d’aménagement de poste individuel  et, nécessairement, alerte sanitaire et conseils sur les conditions de travail.
La fonction de veille et d’alerte en santé au travail
Cette action comporte deux volets :

  • un volet individuel
  • un volet collectif par la mise en visibilité des questions de santé auprès des collectifs de travail dont le médecin du travail a la charge.

La consultation médicale individuelle se fait dans le strict respect du secret médical au cours des visites d’embauche, visites périodiques, visites de reprise et visites à la demande du salarié : elle guide et est guidée par l’activité en milieu de travail, elle permet de connaître l’activité réelle en entreprise et d’établir le lien entre santé et travail.
C’est la clinique médicale du travail qui permet au médecin  à partir des symptômes observés chez les salariés d’interroger les organisations du travail.

Les pathologies constatées font l’objet de déclarations en Maladie Professionnelle dans le cadre des tableaux (TMS, dermatoses de contact, allergies respiratoires…)
L’article L 461-6 du code de la sécurité sociale, fait une  obligation légale  pour tout docteur en médecine  de   signaler les maladies à caractère professionnel : la déclaration se fait auprès du MIRTMO.
Le médecin du travail organise la traçabilité des expositions professionnelles.

Le médecin du travail est en réseau avec de nombreux partenaires :

  • le médecin inspecteur du travail
  • l’inspection du travail
  • les ergonomes, toxicologues, psychologues du travail au sein des services de santé au travail
  • les centres de consultation de pathologie professionnelle ont un rôle d’expertise sur les pathologies du travail et permettent de faire des diagnostics de pathologies rares
  • les Caisses Régionales d’Assurance Maladie
  • les services de maintien dans l’emploi
  • les services sociaux
La santé au travail dans la santé publique
Contribution au développement des connaissances en santé publique par la participation aux études épidémiologiques :

  • L’enquête SUMER (Surveillance Médicale des Risques) est réalisée par les médecins du travail volontaires auprès des salariés : destinée à suivre l’évolution des expositions aux risques professionnels, elle sert de base de référence pour établir des plans de prévention, elle fournit des indicateurs pour le suivi des plans gouvernementaux en matière de santé publique et de santé au travail
  • Le programme des maladies à caractère professionnel avec l’Institut National de Veille Sanitaire : observatoire à l’échelon national.
La secrétaire médicale
Premier contact avec les Services de Santé au Travail, la secrétaire médicale est un relais auprès des adhérents et des salariés. Elle assiste le médecin en santé au travail au sein du cabinet médical.

Elle a pour rôle :

  • d’organiser l’emploi du temps du médecin (visites médicales, d’entreprises, CHS-CT, réunions, formations…)
  • de gérer les convocations
  • d’accueillir téléphoniquement et physiquement
  • d’établir le dossier des salariés avant leur entretien avec le médecin et d’effectuer les examens courants de biométrie (contrôles visuels et auditifs, analyses d’urines…)
  • d’assurer les tâches administratives (frappe de courriers, fiches d’entreprises, rapports…)
  • de tenir à jour les fichiers informatiques
  • d’assister le médecin dans les visites pratiquées en extérieur (mairies, maisons médicales, entreprises ou camion AST25)

Rigoureuse et disponible, elle se doit d’être à l’écoute  de ses interlocuteurs. Soumise au secret médical, son sens du relationnel  fait d’elle un pivot entre le médecin en santé au travail et ses différents contacts.

Elle s’adapte à des pratiques médicales différentes, aux besoins du service, aux diverses demandes de sa direction et des entreprises.

Elle doit connaître les bases législatives et réglementaires de la Santé au Travail, pouvoir donner des informations et répondre aux interrogations diverses.

Depuis la réforme de la santé au travail survenue en 2004, sa fonction est en évolution. Secrétaire médicale, elle pourra devenir Secrétaire Assistante en Santé au Travail…

L'infirmière
En fonction de l’exposition aux risques professionnels, des examens complémentaires sont demandés par les médecins du travail et peuvent être réalisés en partie par les deux infirmières du service.

Quels sont ces examens, à quoi servent-ils ?

Test d'Audition
Il sert à dépister des déficits auditifs. Il est généralement prescrit pour les salariés exposés à des environnements de travail bruyants.
Test de Vision
Sa prescription dépendra du poste occupé mais reste le plus souvent prescrit pour les personnes soumises à des exigences visuelles marquées (travail sur écran, poste de contrôle, tâches de précision…).Très utile également au médecin du travail pour délivrer l’aptitude aux salariés exposés au risque routier (chauffeurs poids lourds, commerciaux non sédentaires, aides à domicile…).
Test d'Exploration Fonctionnelle Respiratoire
Explorant la capacité respiratoire, ce test est prescrit pour le suivi médical des salariés exposés à des produits toxiques pour les pourmons (produits chimiques, poussières, fumées…).
Test d'Exploration Cardiaque
Enregistrement de l’activité cardiaque, ce test rapide, indolore et dénué de tout danger est prescrit chez les salariés affectés à des postes à charge physique élevée, certains postes de sécurité…
Test Biologiques
Selon l’exposition aux risques des salariés, le médecin du travail pourra demander différentes analyses de sang ou d’urines pour rechercher la présence de produits toxiques et/ou d’anomalies induites par des expositions professionnelles.
L'infirmier (ière) diplômé(e) d'état santé - travail (IDEST)
Depuis la réforme du 20 juillet 2011, les infirmiers en santé au travail viennent progressivement renforcer les équipes pluridisciplinaires de santé au travail.
Diplômés d’Etat, ces infirmier(e)s, sont formés en Santé au Travail. Ils travaillent en collaboration avec les autres membres de l’équipe (Médecins du Travail, Intervenants en Prévention des Risques Professionnels, Assistantes en Santé au Travail,…) animée et coordonnée par le Médecin du Travail.

L’IDEST (Infirmier Diplômé d’Etat en Santé au Travail) participe ainsi :

  • au suivi individuel des salariés à travers des entretiens infirmiers en santé au travail qui peuvent dorénavant être mis en place en alternance avec les visites médicales
  • à l’action de prévention des risques professionnels dans le cadre de son action en milieu de travail
  • à l’organisation d’action dans les domaines de la prévention et de l’éducation en matière d’hygiène, de santé individuelle et collective et de sécurité.
Entretien infirmier en santé travail (EIST)
L’objectif des EIST est de permettre, à la fois, le maintien d’un suivi régulier et pertinent des salariés des entreprises adhérentes dans le respect de la règlementation, et de répondre à la mission générale du Service de Santé au Travail qui est « d’éviter l’altération de l’état de santé du fait de leur travail ».

En alternance avec les visites médicales, cet entretien infirmier s’effectue selon des protocoles établis par les médecins du travail et conformément à l’article R 4623-14 du Code du Travail.

A travers une écoute, respectant les règles du secret, l’EIST permet :

  • le recueil de données relatives à l’état de santé et au poste de travail du salarié
  • la transmission de messages de prévention sur les risques professionnels
  • la participation au rôle de veille et d’alerte auprès du médecin du travail et des entreprises.

A l’issu de l’entretien, l’Infirmier(e) en Santé au Travail délivre une attestation de suivi ne comportant aucune mention relative à l’aptitude ou l’inaptitude médicale du salarié (seul le médecin du travail peut réglementairement le faire).
Cette attestation permet à l’employeur de justifier qu’il répond à ses obligations concernant le suivi individuel de ses salariés.

En cas de problème soulevé lors de l’EIST, un signalement, au Médecin du Travail, sera fait ce dernier jugera alors s’il est nécessaire de convoquer le salarié pour une visite médicale.
Le salarié peut toujours demander une visite avec le médecin du travail.

Prévention des risques professionnels
L’IDEST participe, également, à la prévention des risques professionnels dans le cadre de son action en milieu de travail au travers notamment :

  • du suivi des préconisations (restriction d’aptitude, aménagement de poste…) établies par le médecin du travail
  • du recueil d’informations relatives au poste de travail, à l’entreprise
  • d’actions d’information collectives, de conseils en prévention, de sensibilisations, d’éducation en matière d’hygiène…
Le Pôle Etudes et Interventions en Prévention
Depuis 2005, AST 25 a répondu à ses obligations en se dotant d’une équipe de préventeurs qui travaille en collaboration avec les médecins.
Cette équipe est composée de 3 ergonomes, d’une psychologue du travail, d’un ingénieur chimiste, d’un technicien en métrologie des risques et d’une assistante.

Types d’interventions proposés :

  • études ergonomiques : réalisation d’un diagnostic à partir de l’étude de l’activité et propositions de recommandations (aménagements de postes, conception de nouveaux locaux…)
  • études métrologiques : mesurages en entreprise (bruit, éclairement, vibrations…) et conseils en prévention
  • études toxicologiques : réalisation d’un diagnostic à partir de l’étude de l’activité et propositions de recommandations
  • études sur les risques psychosociaux : réalisation d’un diagnostic à partir d’une analyse organisationnelle de l’entreprise et d’entretiens avec les différents acteurs et recommandations à l’entreprise
  • actions de sensibilisations à destination des employeurs et des salariés sur des thématiques de risques professionnels (travail sur écran, risques liés au bruit, risques psychosociaux…)
  • transferts de connaissances et de techniques lorsqu’il existe une personne ressource interne à l’entreprise (responsable sécurité, infirmier…)
  • accompagnement à l’évaluation des risques.

Toutes ces études se basent sur une démarche pluridisciplinaire et participative avec les différents acteurs de l’entreprise.

Les demandes des entreprises doivent être adressées au médecin du travail, qui assure le suivi à long terme des salariés et de l’entreprise. C’est le médecin qui, ensuite, transmettra la demande argumentée auprès du Pôle Etudes et Interventions en Prévention.